Affichage des articles dont le libellé est croissance. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est croissance. Afficher tous les articles

jeudi 11 février 2016

Microéconomie et macroéconomie, quelle différence ?



Micro et macro économiePhilippe Peret



Macro et micro économie sont deux termes que l'on emploie parfois, mais il faut savoir qu'ils ne désignent pas la même chose. Si ces deux termes sont, comme leur nom l'indique, relatifs aux problématiques économiques, l'approche qui en est faite et le domaine d'étude ne sont quant à eux pas les mêmes. Pour faire simple, la microéconomie s'intéresse aux individus et aux décisions des entreprises tandis que la macroéconomie se penche sur les décisions à l'échelle nationale et les actions du Gouvernement.

La microéconomie

C'est l'étude des décisions prises par les entreprises et les ménages en termes d'allocation des ressources et des prix des biens et services. Il faut donc prendre en compte les taxes et les lois imposées par le Gouvernement car ils exercent une influence non négligeable dans la prise de décision. La microéconomie se concentre donc entre autres sur l'offre et la demande, sur les prix et la capacité de production d'un pays et comment la maximiser.

La macroéconomie

La macroéconomie traite quant à elle du comportement de l'économie et des industries dans leur ensemble et non pas seulement sur des entreprises spécifiques. Les grands phénomènes de l'économie sont donc analysés comme la variation du PIB, le chômage ou le niveau des prix. Ce mode d'analyse se pencherait par exemple sur la façon dont une augmentation/diminution des exportations nettes affecterait le compte de capital d'une nation ou comment le taux de chômage impacterait le PIB. On attribue souvent à John Maynard Keynes les fondements de la théorie macroéconomiste.

Interdépendance et complémentarité

Si ces deux modes d'études n'abordent pas les problématiques de la même manière, ils sont en revanche interdépendants et complémentaires car de nombreuses questions se chevauchent entre les deux domaines.

Une augmentation de l'inflation entrainerait par exemple l'augmentation des prix des matières premières. Par conséquent, le coût de production serait lui aussi revu à la hausse, et pour dégager les mêmes bénéfices, les entreprises utilisatrices des matières premières seraient amenées à augmenter leurs prix auprès des consommateurs.

La différence majeure entre micro et macroéconomie réside dans le fait que la microéconomie cherche à comprendre les choix humains et l'allocation des ressources tandis que la macroéconomie tente de connaître par exemple quel devrait être le taux d'inflation ou de savoir ce qui stimule la croissance économique.

Quoiqu'il en soit, la micro comme la macroéconomie constituent tous deux des outils fondamentaux pour tout professionnel des finances et devraient êtreé étudiées ensemble afin de bien comprendre comment les entreprises fonctionnent et génèrent des revenus et donc, par extension, comment une économie entière est gérée de façon durable.

A bientôt pour de nouveaux articles!

Philippe Peret

Source de l'article (en anglais) 

lundi 14 décembre 2015

Philippe Peret vous explique la Silver Economy


Qu'est ce que la Silver Economy?



La Silver Economy , ou « économie au service de l’âge » est dédiée aux personnes âgées dans nos sociétés. Comme son nom l'indique, il ne s’agit  pas d’un « marché » à proprement parler mais d’une « économie » qualifiée de transversale.
Le vieillissement de la population est processus qui a un impact réel sur tous les marchés et l'industrie comme les loisirs, le transport, l'industrie alimentaire,  l'assurance, la résidence, la santé, la sécurité, la communication, le web, les sports, la banque ...une véritable saga de différents secteurs est donc directement impliquée.
Tous ces marchés sont en train de s’adapter au vieillissement de la population et contribuent ainsi à créer la Silver Economy.
En France, le champ de l'économie d'argent a été récemment structuré, tandis que le phénomène mondial du vieillissement de la population est une véritable opportunité de la création de croissance et d'emplois : on estime en effet à 0,25% la croissance annuelle du PIB issue de la Silver Economy.

Rôle et importance de la Silver Economy

Les personnes âgées (60 ans et plus) sont aujourd’hui plus de 15 millions en France, et seront d’après les estimations 20 millions d’ici 2030. Par ailleurs, d’ici 2050, le nombre de personnes âgées de 85 ans et plus serait de 4,8 millions pour 1,4 millions aujourd’hui, soit une progression de presque 400% en 40 ans.
La DARES (direction de l’animation de la recherche des études et des statistiques) estime que de la Silver Economy peuvent découler 300 000 créations d’emploi dans le secteur de l’emploi à domicile d’ici 2020. En effet, les entreprises doivent s’adapter à la transition démographique (conséquence du Baby boom des années 50-60) en proposant des produits et services répondant davantage aux souhaits et besoins des séniors et leur permettant une meilleure autonomie. Les systèmes d’alarme ou d’assistance voire les objets connectés « spécial séniors » sont autant de créneaux exploitables et économiquement viables. Philippe Peret vous invite d’ailleurs à suivre Bruno Dambrun sur Twitter si vous êtes vous aussi intéressés par les objets connectés.

Pour davantage d’informations sur le rôle des séniors dans notre société, vous pourrez suivre également Didier Germain via son compte Twitter.

Enfin, vous pourrez également visionner ce court documentaire instructif sur la Silver Economy :

Philippe Peret

jeudi 3 décembre 2015

Le produit intérieur brut

La croissance et le PIB sont deux concepts omniprésents en matière d'économie : on entend très souvent voire toujours parler de taux de croissance, de récession et de produit intérieur brut, plus communément PIB.

Philippe Peret vous propose donc une présentation de ces concepts et de la corrélation qu'il existe entre eux.

Calcul et intérêt du PIB

Le produit intérieur brut est constitué de la somme des valeurs ajoutées des biens et des services produits dans une zone géographique précise. Ces biens et services peuvent provenir d'entreprises, de collectivité publiques, d'associations ou de ménages. Le PIB représente ainsi l'indicateur principal du niveau de santé économique d'un État, le dynamisme de son activité économique. C'est l'INSEE qui calcule chaque année cet indicateur constitué de la somme des éléments suivants :
- dépenses de consommation finale
- variation de stock (= différence de valeur entre les entrées et les sorties de biens)
- solde de la balance commerciale (exportations-importations)
- formation brute de capital fixe (investissements)

Grâce au PIB l'on peut comparer la santé économique de différents pays. Un PIB mondial constitué de la somme (rapportée en dollars) de tous les PIB nationaux est d'ailleurs calculé également. Celui-ci reflète donc la situation économique dans le monde à une date donnée.


Limites du PIB

Si cet indicateur s'avère très pertinent pour connaître l'état de santé économique d'un pays, il faut néanmoins remarquer qu'il ne permet pas d'évaluer le niveau de développement durable ni le bien-être de ses habitants, ce qui constitue l'une des limites de ce PIB.
Par ailleurs, certaines activités ne rentrent pas dans le calcul du PIB car difficilement chiffrables, c'est le cas des
-activités domestiques (exemples en termes de biens : fabrication d'un produit "fait-maison" et de services : entretenir son jardin)
-activités bénévoles qui ne produisent aucune valeur financière mais apportent un service (activités de conseil, accompagnement, tenue d'un stand etc.)
-produits et services issus de l'économie souterraine ou clandestine : travail au noir (non déclaré) ou activités illégales (ex: drogue). On emploiera également le terme "économie parallèle". Ces activités n'étant pas déclarées officiellement, il est donc difficile de les chiffrer.

Croissance, récession, dépression et PIB

On parle de croissance lorsque le PIB augmente et de récession lorsque celui-ci est en baisse. Plus précisément, la récession correspond à une décroissance, un ralentissement du rythme de la croissance. Une dépression économique désigne quant à elle une grave crise économique caractérisée par une chute importante et durable de la production et de la consommation.


PIB et autres indicateurs

Le PIB ne doit pas être confondu avec le PNB (produit national brut) ; ce dernier évalue les richesses générées à travers le monde par des agents économiques ayant la même nationalité. Ainsi, les bénéfices générés par la filiale étrangère d'une entreprise française seront comptabilisés dans le produit national brut mais non dans le produit intérieur brut.
Il existe de nombreux autres indicateurs relatifs à l’activité économique et au développement comme l’IDH (Indicateur de Développement Humain) ou l’indice « Vivre mieux » proposé par l’OCDE.

Nous verrons quelques-uns de ces indicateurs au cours de prochains articles.

@bientôt,